Partie II

II] Une nouvelle société qui s’installe.

A) Les trente glorieuses, une croissance économique miraculeuse.

La période des trente glorieuse est une période des fortes croissance économique qu’on situera entre 1945 et 1973 durant laquelle le monde a connu une croissance économique que l’on peut qualifier de miraculeuse après tout ce que l’on a traversé depuis 1880 : dépression de la fin du 19ème siècle, première guerre mondiale, le crise des années 30 et la seconde guerre mondiale. Le PIB du monde est multiplié par trois de 1950 à 1973. Si l’ampleur de cette croissance est exceptionnelle, elle l’est aussi pour sa régularité. La hausse de la productivité, dans l’agriculture et l’industrie notamment, le plein-emploi est assuré ce qui laisse croire que les problème de chômage sont révolu, ce qui n’est pas le cas. 

 Pays Concerné: Les pays concernés sont ceux qui avaient un fort potentiel (niveau d’éducation de la population élevé), mais des infrastructures en ruine et une économie dévastée à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, parfois tournée vers la production militaire.
Ces pays ont bénéficié à partir de 1948 du plan Marshall.(Crédit accordé par les Etats-Unis) Le Japon, l’Allemagne, la France ont plus particulièrement connu cette très forte croissance économique (en France le taux de croissance est monté jusqu’à 8%). Cette croissance a consisté en partie en la reconstruction des infrastructures et des habitations détruites pendant la guerre. Plus globalement, la société a été profondément remodelée, devenant une société de consommation de masse et une société de loisirs. Ce phénomène est en partie un rattrapage sur le style de vie américain des années 1920, sur lequel les pays européens étaient en retard. De même, le niveau du PIB par habitant se rapproche du niveau américain .

Au niveau des Etats-Unis

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis sont dans une position dominante. Pourtant, pendant la croissance des Trente Glorieuses, ils connaissent une croissance économique moins forte que dans les autres pays développés. Après une récession en 1948, l’économie américaine repart grâce a la Guerre de Corée a travers un plan important de réarmement. Dans les années 1950, les salaires augmentent régulièrement ainsi que la consommation, et Galbraith publie en 1958 The Affluent society. Kennedy lance au début des années 1960 une politique budgétaire (baisse des impôts) et une politique sociale afin de lutter contre la pauvreté. Jonhson poursuit cette politique par son projet de « nouvelle société ». Cependant au cours des années 1960, le solde des États-Unis ne cesse de se dégrader: la balance commerciale devient négative avec la plupart des nations industrialisées, ce qui pousse le président Nixon a rendre le dollar inconvertible en or en 1971, mettant fin a la stabilité du dollar. La part des exportations américaines dans les exportations mondiales passe de 25% a 13% entre 1945 et 1973. Alors que l’économie américaine bénéficiait en 1945 d’un niveau élevé de productivité, et de gains de productivité importants jusqu’à la fin des années 1960 (mais plus faibles qu’ailleurs), ils sont de 1% par an dans les années 1970, ce qui explique un début de récession.

 

 

 

B) La société de consommation de masse : Un niveau de vie qui évolue.

 

Si on remarque entre autre la croissance de la production, on peut surtout remarquer, dans cette période, la progression du niveau de vie qui est remarquable. Le pouvoir d’achat des ouvriers augmente et, sans qu’ils s’en rendent compte, les inégalités entre les individus se réduisent. Ainsi, par l’essor de la publicité mais surtout des nouvelles facilités de crédits, s’installe une société de consommation. Une société de consommation est une société dans laquelle l’achat de bien et la consommation sont à la fois le principe et la finalité de cette société . Les achats sont considérés comme des besoins essentiels représentés par des accumulations de bien ( par plaisir , pression sociale ou encore publicitaire ) pour les utiliser ou juste les montrer . Certaines personnes jugent ces dépenses comme « superflues » . Son symbole est l’objet « consommable » voir l’objet « jetable » qui s’use et qu’il faut renouveler . Les marchands ne cherchent plus à vendre des objets plus chers et plus résistants car cela nuirait à la consommation . Elle recherche une production toujours plus importante , diversifiée et innovante à cause de la concurrence pour augmenter les profits. C’est cela qui entraîne les gens à consommer plus. Cette consommation plus forte est notamment renforcée par les transformations du commerce. En effet les hypermarchés, nées aux Etats-Unis, s’installent dans la périphérie des villes et accroissent les désirs de consommation. Va alors naître un slogan qui va bouleverser les esprits: « Le consommateur a toujours raison ».

Le baby-boom, de 1945 à 1960, va amener à une croissance démographique qui va donc accroitre le nombre de consommateur qui réclament produits alimentaires, vêtements, etc… Ainsi, la qualification demandé va être de plus en plus importante et avec cela la population active est mieux nourrie, soignée…

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7 décembre 1926: Commercialisation du réfrigérateur aux Etats-Unis. La société américaine Servel dépose un brevet d’invention pour unréfrigérateur ménager et le présente sur le marché dès la fin de l’année. Fonctionnant au gaz, silencieux et fonctionnel l’appareil fut mis au point par des étudiants suédois: Carl G.Munters et Baltzar Von Platen. En 1939 le premier réfrigérateur à deux compartiments fera son apparition.~linternaute.com~

 

Grâce à la pensée économique de J.M.Keynes, les gouvernements occidentaux interviennent pour stimuler la croissance. Ils jouent un rôle dans la redistribution des revenus qui permettent alors aux ménages moyens d’accéder à la société de consommation.

Si économiquement la société de consommation est positive, la recherche du confort matériel devient plus importante que celle du bien être psychologique de l’homme. On assiste petit à petit à un phénomène qui veut que ceux qui possèdent le plus de bien matériel deviennent le symbole de la réussite.

 

Sur le plan scientifique, on évoque l’empreinte écologique de la consommation : l’essentiel des déchets produit par les industries n’est  pas traité, certaines ressources naturelles sont en effet épuisées ou en voie de l’être et l’agriculture intensive est un facteur de réduction de la biodiversité, d’où la révolte de la jeunesse issue du baby-boom face à cette consommation de masse irrespectueuse de la nature.

 

Cette société va entraîner une contestation de la jeunesse, cette génération du baby boom, issue de classe moyenne, qui critique leurs vies réglée et standardisée tendue vers un seul but : s’enrichir toujours plus, afin d’afficher la réussite de la famille. Cette jeunesse va prôner un retour à la nature en tentant d’échapper à cette société de consommation de masse sur le régime d’objets de première nécessité.

 

 

 

C] Les valeurs de cette société.

 

On remarquera dans la période des Etats-Unis que nous étudions, tout un ensemble de valeurs, plus ou moins consciente qui se créeront ainsi que des idéaux comme le rêve américain.

- American way of life : en Français traduit comme le « style de vie américain », cette expression désigne une éthique nationaliste américaine qui dit adhérer aux principes élaborés dans la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis. Mais elle se réfère plus généralement au monde de vie des américains.

On peut déjà opposer de façon de traduire cette expression en fonction que l’on soit de gauche ou de droite: – pour la gauche américaine, cela signifie un esprit démocratique, anti-autoritaire. – pour la droite américaine, on associe ce terme au rêve américain et à l’ « American exceptionalism » soit : la conviction que la nation américaine a un destin unique.

Les critiques de ce mode de vie, entres autres les hippies, le dénonce pour le fait qu’il repose sur la consommation de masse. Que l’on peut retrouver à travers différentes formes tels que: les loisirs, les objets de la vie quotidienne, les codes vestimentaires, le confort, mais aussi et surtout critiqué par les hippies, la surexploitation des ressources naturelles. En effet, si tout le monde consommait autant que les américains en suivant leur mode de vie il faudrait plusieurs planète comme la terre pour nourrir tous ses habitants ( 6 exactement). Selon certaines personnes comme Guillaume Duval et Manuel Domergue, les pays les plus riches des Etats-Unis sont en lien direct avec les désordres écologiques qui va bien au-delà de leurs gaspillages sur l’environnement.

- Société de consommation : (bref résumé puisque le sujet est déjà traité ci-dessus). La société de consommation de masse, est une société dans laquelle le niveau moyen du revenu, satisfait d’une part les besoin primaires (alimentation, éducation, santé, logement…) mais permet aussi de conserver, d’emmagasiner des biens par plaisir. Certain utilise cet argent pour le montrer, ils se mettent donc à dépenser pour des choses jugées comme superflue et c’est cela qui entraine tout ce matérialisme pur, fermement rejeté par les hippies. L’objet superflue en question en considéré comme « consommable » soit: qui s’use et qu’il faut renouveler.

 

Un jeune Hippie français raconte :

« Ainsi vont les choses dans nos sociétés dites de consommation : passée l’adolescence, âge irrécupérable mais dont on sait qu’il n’a qu’un temps, une certaine image de vous-même vous attend, tirée d’ailleurs à plusieurs millions d’exemplaires ; elle vous guette d’autant plus tôt que votre famille ne dispose pas des ressources financières qui, quelques années encore, vous garantiraient le droit à l’irresponsabilité. Gare à vous si vous ne marchez pas ensuite. On vous culpabilisera d’abord ; quelques bonnes lois feront le reste. »

— Pourquoi n’êtes-vous pas hippie? de Bernard Plossu

« Ainsi, les Hippies, en rejetant la consommation et le chemin que la société avait tout droit tracé pour eux, rejetaient le conformisme, le fait que tout et tous soient semblables. Ils voient en la société de consommation, en ce conformisme et en ce mimétisme latent, une commercialisation de l’Humain même qui devient semblable à tous ses semblables, « tiré d’ailleurs à plusieurs millions d’exemplaires ».

 

- Le matérialisme : le terme « matérialisme » est employé pour désigner l’attitude générale d’une personne, son comportement, signifiant qu’il attache beaucoup de valeur aux biens matériels, aux valeurs monétaires, aux plaisirs matériels et, pour définir globalement un individu matérialiste: qui n’accorde de réel sentiments, ou tout simplement qui n’accorde de réalité, qu’aux objets matériels. Chez un matérialiste, c’est la possession et l’accumulation des biens à la mode qui prédomine sur le reste. Pour les hippies, la société américaine de leur époque est une société qui est caractérisé par le matérialisme, or tout ce qu’ils rejettent ce sont tous les objets en toc, toute la non-authenticité des objets, l’hypocrisie. Tout ce qui n’est pas sincère.

- Le Consumérisme : Le premier sens qu’on pourra accorder à ce mot c’est une association de consommateurs dans le but de défendre leurs intérêt. Traditionnellement on retrouvera très souvent le terme « consumérisme » associé au matérialisme puisqu’en définitive quand on utilise le terme « consumérisme » on reproche de ne s’intéresser qu’aux richesses matérielles plutôt qu’aux richesses spirituelles. Notons juste au passage que de nos jours ce sens pose problème puisqu’en effet, on évolue vers une production économique qui s’oriente de plus en plus vers la fourniture de services plutôt que de biens, on parlerait alors de consumérisme non-matérialisme (exemple: coaching, bien être, conseils…etc). 

- Le conformisme : Le conformisme est certainement l’acte le plus rejeté idéologiquement, et cela est très visible, par les hippies. Le conformisme c’est le fait d’adapter une attitude sociale consistant à se soumettre aux opinions, règles, normes, modèles qui présentent toute la mentalité collective du groupe auquel on appartient. On peut rattacher cela au principe de normalité, soit en définitive, ce qui ne surprend, ne dérange et n’attire absolument pas la curiosité puisque la normalité est basé sur ce qui est conforme à ce dont on a l’habitude. Tout ce qui apparaît comme étant normal est jugé automatiquement comme correct par une société, ainsi on remarquera que quelque chose d’anormal attirera automatiquement l’attention. Une chose normale est donc, perçue quasiment inconsciemment puisqu’elle se fond dans le décor. Et c’est en suivant leur principe d’anti-conformisme face à cette société américaine qu’il se font justement remarqué, leur but étant, entre autre, de ne pas se fondre dans la masse.

 

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